05/10/18

La carte bancaire « agrégative » #10

Décryptages

Il s’agit d’une innovation de rupture. La carte bancaire « agrégative » est une carte bancaire classique qui intègre une innovation technologique permettant de lier à cette carte l’ensemble de ses comptes bancaires.

Nous en identifions deux à date sur le marché français :

La première : la carte Max.

Max est l’assistant personnel bancaire et extra-bancaire 100% mobile lancé par Nouvelle Vague, la start-up française et filiale du Crédit Mutuel Arkéa, en septembre 2017Concrètement, Max c’est une application mobile qui – à partir d’un modèle d’API ouvertes – mêle plusieurs types de services : la gestion de ses comptes (Budget Insight), des conseils personnalisés sur le crédit, l’épargne et l’assurance (Fluo, Moneythor) et un service de conciergerie (John Paul). Etablissement de paiement agréé par l’ACPR, Max a enrichi son offre en décembre dernier avec la commercialisation d’un compte de paiement accompagné d’une carte MasterCard, qui a la particularité d’être agrégative et qui permet donc au client de choisir, depuis l’application mobile et lors de l’utilisation de cette carte, de débiter ou retirer l’argent sur son compte Max ou sur n’importe quel autre compte qu’il aura relié.

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La deuxième : la carte universelle de Lydia Premium.

Entrée d’abord sur le marché du remboursement entre amis et des cagnottes et ligne, Lydia se positionne aujourd’hui comme une interface « métabancaire », regroupant tous les moyens de paiement des utilisateurs en une application. En mars 2018, Lydia a lancé son offre Premium (à 2,99€/mois) : s’il est toujours possible d’effectuer des paiements mobile et des transferts d’argent entre amis gratuitement, l’utilisateur peut désormais faire des virements et des ordres permanents, créer des sous-comptes ou des cartes virtuelles pour mieux gérer son argent au quotidien. Il peut aussi, pour 1€ de plus par mois, demander sa carte plastique « universelle ». Après chaque paiement avec cette carte, le client a la possibilité de changer la source – c’est-à-dire le compte Lydia ou le compte bancaire – sur laquelle il souhaite que la somme de son achat soit débitée.  « Le compte Lydia doit être alimenté car il joue le rôle de tampon », précise le CTO.

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Laëtitia Chicheportiche